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Comprendre le penchant pour l'inégalité

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Pourquoi, pour reprendre le titre du livre récent de François Dubet, « la préférence de l’inégalité » ? Pourquoi la subsistance d’une pensée inégalitaire dans le concret de la vie après deux siècles de révolution égalitaire ?
D’abord parce que la pensée inégalitaire a quelque chose de naturel ; elle a quelque chose d’un réalisme naturaliste ; elle se conforte au quotidien à la vue de nombreuses scènes de vie qui confirment les inégalités (aptitudes, naissance, environnement, etc.)  L’homme partisan de l’inégalité, pour peu qu’il se déclare ouvertement, a cette conviction qu’en mettant à profit sa condition, il sait voir venir la fureur de la cité et s’en tenir distant ou se mettre à l’abri.
Et ce même si l’on peut s’y objecter en lui opposant l’idée selon laquelle personne n’a la chance de détenir un avantage éternel de la force. Une victoire sur l’autre ne saurait être qu’éphémère. Non seulement par rapport au concept de « nivellement par la maladie et la mort » popularisé depuis le XVIIe siècle par Mgr J.-B. Bossuet dans ses fameux Sermons sur la mort, mais aussi, il n’y a pas de plus petit qui ne puisse inquiéter le plus fort des hommes en toutes conditions.
Une deuxième objection à la défense de l’inégalité consiste à y opposer la loi du nombre. Nul n’est assez fort pour résister à plus faibles que lui qui se coaliseraient pour l’anéantir. C’est cela d’ailleurs qui explique que les plus riches de nos sociétés persistent à attirer vers eux les gouvernements, détenteurs du monopole de la force ; ils les associent à leurs intérêts pour faire bloc de sorte à contraindre à se tenir mieux pauvres et appauvris des sociétés en recomposition.
Il arrive, bien entendu, que ce rapprochement ne tienne pas, quand les populations n’ont plus rien à perdre, que les forces de la frustration poussent les hommes à se surpasser, quand chacune des victimes des injustices sociales se sent touchée dans ce qu’elle croit essentielle pour vivre et s’autoconserver. En passant, la frustration a également son ennemie, «  l’intériorisation des mécanismes de l’injustice », dont Pierre Ronsanvallon, professeur au Collège de France et auteur de l’essai “La société des égaux” nous a récemment rappelé la force :
« Tout le monde ou presque dénonce […] les bonus extravagants ou les rémunérations démentielles de certains PDG. Toutes les enquêtes montrent que le sentiment de vivre dans une société injuste est majoritaire. Mais les facteurs qui produisent ces inégalités, une certaine philosophie détournée de l’égalité des chances, l’exaltation du mérite ou les mécanismes de la concurrence —sont simultanément largement intériorisés. Le sentiment diffus que les inégalités sont “trop fortes”, “scandaleuses”, voisine du même coup avec une acceptation informulée de leurs multiples expressions spécifiques autant qu’avec une sourde résistance à les corriger pratiquement. D’où le fait qu’un mécontentement social susceptible d’être largement majoritaire puisse se lier à une passivité pratique face au système général des inégalités. On voue ainsi aux gémonies les inégalités en général alors que l’on reconnaît implicitement comme légitimes les ressorts spécifiques qui les conditionnent. » (Nouvel Obs., 1er septembre 2011).


L’inégalitariste observe les faits ; il remarque la différence d’aptitude entre les hommes, l’écart entre les richesses des riches et les ressources vitales des moins bien lotis de la société, d’immenses fortunes issues des legs patrimoniaux qui se côtoient dangereusement avec l’errance de ceux dont les parents sont morts pauvres et endettés. Il se contente de prendre le monde tel qu’il est. Il n’a que faire des blâmes à l’endroit des plus riches. Il se dit qu’un riche ne ferait autre chose que de jouir de sa richesse, le fort d’avoir recours à sa force pour régner, le rusé d’user de sa faculté pour se tailler la belle place. Il se console en se disant que selon toute vraisemblance quiconque aurait les avantages qui sont les siens se comporterait probablement de la même façon.


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vc no38

Égalité dans un monde inégal

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Il y a déjà eu beaucoup de façons de définir l’égalité. Pour les socialistes du dix-neuvième siècle, ce fut : « À chacun selon son travail ». Puis pour les communistes, le slogan est devenu : « À chacun selon ses besoins », une approche similaire à celle que l’on retrouve dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme qui a suivi la Seconde Guerre mondiale. Et certes les besoins varient suivant les endroits de la planète où l’on se trouve.
Si l’on prend par exemple les coûts relatifs au logement, il n’y a guère de comparaisons entre les pays à climat modéré et les zones très froides de la planète. Mais même avec des climats identiques, les loyers ou le prix des maisons varient grandement en fonction des concentrations urbaines et de la spéculation possible dès que les terrains se raréfient, surtout s’il s’agit d’une mégapole bordée par une étendue d’eau qui interdit l’expansion dans une des directions. Les prix peuvent varier d’au moins un à dix suivant qu’il s’agit d’une petite ville de campagne ou d’une cité de plusieurs millions d’habitants. Même les Montréalais sont favorisés par rapport aux Canadiens qui vivent à Toronto ou à Vancouver, eux-mêmes n’ayant rien à envier aux New-Yorkais, Parisiens, Londoniens ou résidents de Tokyo et de Hong Kong.

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Égalité dites-vous ?

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L’égalité est-elle acquise ? Est-elle même possible entre un homme et une femme ? En tentant d’y voir clair, j’interroge mon entourage et je consulte les médias.

À travail égal, salaire égal ?
J’ai été fort étonnée d’entendre que, même aujourd’hui, en 2017, une femme doit être deux fois plus performante qu’un homme au travail... mais, je ne suis pas surprise de constater que tous s’accordent sur un point : à travail égal, salaire égal. Force est de constater que l’équité salariale n’est pas acquise. Malgré les efforts législatifs accomplis, je constate comme bien d’autres qu’au Québec la rémunération horaire des femmes demeure inférieure à celle des hommes. Marie-Pier Roberge, chercheure à l’IRIS, démontre que l’écart n’est pas une question du choix du travail que font les femmes. Dans une étude publiée en avril 2017, intitulé Salaires inégaux, à qui la faute ?, elle conclut que « les femmes ne gagnent pas moins parce qu’elles font des choix différents, mais plutôt parce qu’elles subissent des pressions systémiques auxquelles échappent la plupart des hommes. » Les responsabilités familiales forcent les femmes à jouer un double rôle. « Ce double rôle les oblige à accepter des emplois à temps partiel permettant une plus grande flexibilité, afin de pouvoir concilier travail et vie de famille. »

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Inégalités ignorées

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« Vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade »

Cette citation de l’humoriste Yvon Deschamps qui semble l’évidence même décrit cependant la réalité de l’association entre pauvreté et maladie.
Dans nos sociétés modernes, où l’on met sur pied des programmes pour garantir des conditions propices au développement des enfants et des jeunes, force est de constater que les inégalités demeurent et qu’elles contribuent à perpétuer le cycle de pauvreté et de maladie. Dans notre pays dit développé, il ne faut pas chercher bien loin pour trouver des exemples de ces inégalités qui concernent ces besoins de première nécessité.
Kitcisakik est une communauté indigène dans la réserve de La Vérendrye au Québec. Les habitants de cette communauté n’ont jamais quitté leur terre ancestrale, mais les gouvernements ont refusé de reconnaître leur droit à la terre. Les habitants n’ont donc pas droit à de l’électricité, de l’eau courante ou des logements adéquats. Il n’y a qu’une génératrice pour alimenter le dispensaire infirmier pendant la journée. L’eau doit être puisée dans le lac et le chauffage se fait au bois. Inutile de dire que les conditions d’hygiène sont difficiles. Pourtant cette communauté n’est située qu’à 90 km de Val-d’Or et est desservie par une grande route.
Dans de nombreuses autres communautés indigènes au Canada, l’accès à l’eau potable n’est pas garanti, les logements sont souvent surpeuplés, l’éducation est limitée. L’accès à une saine alimentation est coûteux et le gouvernement a réduit certaines subventions au transport. Sommes-nous vraiment égaux pour des besoins de stricte nécessité ?

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